Haïti un jour, Haïti toujours...
Mes pérégrinations en Haïti et dans les Caraïbes. Pour donner une autre image d'Haïti que celle véhiculée par les médias : "mon" Haïti, faite de plages, de langoustes, de rhum sour et de Prestige, de kompa, de tap-tap, d'histoires de loups-garous et de zombis, de sourires, de rencontres... de vie. Parce que Haïti, c'est aussi tout ça et bien plus encore.

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La culture aux temps du cholera (suite)

 

Ce qu'il y a de bien aussi à Jacmel, c’est que tous les vendredis l’Alliance organise un petit concert. Chaque semaine, l’ambiance est différente mais c’est toujours une réussite : troubadours, percussions, ou jazz comme cette semaine, avec un répertoire populaire haïtien qui déchaîne le public. Il faut savoir qu’en Haïti, pour la musique, il n’y a pas que le compas, genre le plus populaire aujourd’hui, bien que musicalement pas des plus aboutis. Je m’y suis habituée, à force d’entendre toujours les mêmes chansons, mais il y a honnêtement mieux : les troubadours (musique issue de la paysannerie, aux textes recherchés, « à l’ancienne ») et la musique « rasin » (percussions, vaccines – sorte de trompettes – sur des rythmes hyper entrainants, d’influence vaudou).

 

Du côté de Port-au-Prince, l’actualité culturelle de ce mois de novembre est aussi bien riche:

 

D’abord, la réouverture officielle de l’Institut français d’Haïti (à laquelle je n’ai malheureusement pas assisté, trop occupée à profiter des charmes et du calme de la province…). Petit rappel : le magnifique bâtiment de l’IFH a été détruit par le séisme, mais l’espace a été réaménagé. Une nouvelle vie peut commencer pour l’Institut. Initialement prévue début novembre, la programmation a été reportée au week-end suivant  à cause du cyclone Tomas. Au programme : une exposition de sculpture, des concerts (avec des artistes que j’avais eu l’occasion de recevoir à l’Alliance française des Cayes), un spectacle de marionnettes, qu’on a pu voir également à l’Alliance de Jacmel. Les petits et les grands ont été ravis – moi la première !

 

Et ces jours-ci, une équipe de Radio France est en Haïti, pour une programmation spéciale, avec des émissions diffusées en direct depuis l’IFH, des débats, un concert a l’Oloffson (un jour il faudra que je vous parle de l’Oloffson…). Ceux qui sont en France ont surement entendu les émissions sur les ondes.

 

 

Bassin Bleu

Et pendant ce temps, à Jacmel, la vie continue. Ce week-end, discussion intéressante et ma foi fort sympathique avec des UNPOL nouvellement rencontrés (c’est- à -dire la branche « police » de la MINUSTAH, la mission de l’ONU en Haïti, en l’occurrence des policiers canadiens et un gendarme français).  Si, si, sympathique, vraiment. Le contexte y était sans doute pour quelque chose : soleil, piscine, Barbancourt… Forcément ! Puis arrivée des copains scouts de Port-au-Prince. Coucher de soleil à la plage, langouste et poisson grillé… Je n’insiste pas. Le soir, rhum sour et rhum arrangés maison. Classique. Et dimanche, le groupe s’agrandit, nouvel arrivage de copains en quête d’escapade et d’air pur. Etape incontournable des achats d’artisanat puis direction Bassin Bleu. Traversée de la rivière en voiture, petite balade dans la nature, baignade rafraichissante dans la cascade (rapide, rapide, il va bientôt faire nuit et il faut rentrer à PAP, enfin eux, pas moi, nananèreeeeuh), noix de coco pour se désaltérer après la remontée, coucher de soleil, et on rentre. Ah, la vie est dure en Haïti, mais on fait aller…


Et puis une anecdote amusante (au cas où certains auraient encore des doutes). Dans la semaine, en rentrant de mes cours, je m’arrête à mon petit bar préféré, juste à côté de (mon ancien) chez moi. Soirée habituelle, les chaises sur le trottoir, des amis et des « nouveaux » (c’est dingue le nombre de personnes qui débarquent en Haïti), des filles (en effet, quoi de mieux pour découvrir un pays et sa culture que d’établir le contact avec la population locale ? Bande de vagabonds, va !), quelques Prestige, tranquille, tout va bien. Et tout d’un coup, ca devient dingue. Musique à fond, un cercle se forme sur la rue, on se met tous à danser. Shakira, reggaeton, électro, chansons évangéliques (« Jésus est mon sauveur »), kompa kompa, tout y passe. Et c’est l’ambiance assurée. On s’amuse comme des petits fous. C’est n’importe quoi ce pays, j’adore !!!

 


Le candidat du pouvoir

Plus prosaïquement, l’épidémie de choléra a déjà fait plus de 1 600 morts et dimanche les Haïtiens sont appelés aux urnes pour élire leur nouveau président (ou leur nouvelle présidente ? J’dis ça j’dis rien…), leurs députes et sénateurs. Tout le monde n’a pas reçu sa carte d’électeur, de toute façon tout le monde ne comptait pas aller voter, « A quoi bon, rien ne va changer ». Enfin l’espoir fait vivre, on a envie d’y croire. Alors peut-être…  ou peut-être pas.


Le maire de Jacmel, candidat au Senat, incarnation parfaite de la demesure de INITE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ma part, je quitte très bientôt Jacmel pour débuter un nouveau travail à Port-au-Prince. Gros changements en perspective donc. Je vais moins faire ma maligne avec ma petite vie tranquille en province. Aïe, aïe, aïe. Et oui, je re-signe pour un an encore. Haïti un jour, Haïti toujours…

 

Une rencontre au hasard des rues de Jacmel

 

2 diab' haitiens



Publié à 01:37, le 27/11/2010, Jacmel
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La culture au temps du cholera

 

 

La baie de Jacmel

Avant de parler de sujets plus « à la mode », je voudrais parler de culture, thème ô combien riche en Haïti – encore quelque chose qu’on ne sait peut-être pas vu de l’extérieur. Encore une preuve qu’en Haïti, il n’y a pas que le choléra et les élections (jamais loin tout de même, c’est vrai) : mes week-ends à Jacmel sont ces temps-ci teintés de culture et de nature.

 

 

 

 

Il y a deux semaines, Jacmel accueillait la 22ème édition de « Livres en liberté » au Florita, l’hôtel au charme d’un temps révolu de la petite ville du sud-est. Livres en vente, mais surtout présence d’écrivains haïtiens de renommée, dialogue avec les jeunes, ont marqué ce dimanche dans une grande affluence inédite au Florita.

 

 

Gary Victor, Yanick Lahens et d’autres étaient présents. L’attrait des jeunes – et des moins jeunes – pour les livres et pour les écrivains m’a fait chaud au cœur. En tout cas, moi j’ai été très contente d’échanger quelques mots avec Gary Victor, un des mes auteurs préférés.

 

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=85648

 

 

Ceci dit, j’ai été très surprise le lundi, en parlant avec mes élèves, de voir que très peu d’entre eux avaient entendu parler de la manifestation, et encore moins nombreux étaient ceux qui connaissaient les noms des principaux écrivains haïtiens. Pourtant, ils sont au programme à l’école ! Et ça fait partie de leur patrimoine culturel. Oui, Haïti possède une riche littérature. D’accord beaucoup d’auteurs écrivent en français, mais je ne m’attendais pas à ce que mes élèves aient du mal à citer des écrivains haïtiens. Bon, quand une élève m’a cité Victor Hugo (« Mais je vous ai dit HAITIENS ! ») et qu’ensuite personne d’autre ne le connaissait ni n’a su me donner sa nationalité,  je me suis rappelée que ce n’était pas gagné ! Culture générale, quand tu nous fais défaut…

 

 

Alors, pour ceux qui s’intéresseraient à la littérature haïtienne, voici quelques références indispensables :

 

-    

Gary Victor : A l’angle des rues parallèles, La piste des sortilèges, Albert Buron, Le sang et la mer (le tout dernier, très bientôt disponible en Haïti, m’assuré Gary en personne)

 

Jacques Stephen Alexis : L’espace d’un cillement, Les arbres musiciens, Compère général soleil

 

Jacques Roumain : Gouverneurs de la rosée

 

Dany Laferrière : L’odeur du café, Le charme des après-midi sans fin, Pays sans chapeau, L’énigme du retour

 

Yanick Lahens (c’est une femme) : La couleur de l’aube

 

Lyonel Troulliot : Bicentenaire, Rue des Pas Perdus

 

René Depestre : Hadriana dans tous mes rêves, Alléluia pour une femme jardin

 

Et tellement d’autres… La liste est intarissable.

 

 

Et petite pub pour notre grand reporter préférée, Amélie, sur tous les fronts en ce moment : Haïti, le dur devoir d’exister : des photos d’Amélie Baron après le séisme, accompagnées de textes de Lyonel Trouillot. Vivement qu’on l’ait entre nos mains !

 

 

 

Jacmel vue par Prefete Duffaut

J’ai aussi fait le tour des galeries des artisans de Jacmel. En Haïti, Jacmel est une ville réputée pour son artisanat et c’est LA ville des masques de carnaval. En effet,  c’est un bonheur de flâner dans les petits magasins, et rentrer les mains vides est impensable ! Visite également d'une galerie de peinture qui ne paye pas de mine, mais où sont exposés les tableaux de Préfète Duffaut, grand peintre jacmélien (et un des mes préférés, avec Tiga).  Il était d’ailleurs présent la veille. Je l’ai raté, dommage !

 

 

            Artisan de Jacmel          

 

Masques de carnaval

 

Contexte electoral oblige

 


Publié à 01:01, le 26/11/2010, Jacmel
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Souvenirs, souvenirs 5 - Et c'est parti pour durer !

 


Ah, les bons souvenirs du début...

 


 

Salio el sooool !!!

22 decembre 2007.

 

Pas de nouvelles, bonne nouvelle, comme dirait l’autre.

En effet, après des débuts mouvementés, sur un vrai rythme « aventure », la vitesse de croisière s’installe. Ça a mis un petit peu de temps à démarrer, c’est normal, mais ça y est, c’est parti !

Déjà, il ne pleut (presque) plus, et puis au rythme quotidien vélo-boulot-dodo (toujours pas d’accident, mais ça arrivera sûrement un jour, vu la pagaille que c’est sur les routes / toujours autant de travail, mais moins de prises de tête parce que ça ne marche pas aussi vite et bien que souhaité ; il faudra s’y résoudre / toujours aussi fatiguée, mais pas uniquement à cause du travail), à ce rythme donc s’ajoute un élément : une vie sociale, des amis même ! Et ça, ça change tout.

Et évidemment, quand ça commence à aller mieux, tout s’enchaîne. Aaahhhh, les virées à la plage le week-end (Port-Salut ou la paradisiaque Ile-à-Vache, en face des Cayes), les escapades à Jérémie (petite ville toute tranquille dans le sud-ouest) ou à Port-au-Prince, avec ses restaurants dignes des grandes tables occidentales (oui, toujours la bouffe, mais finalement c’est ce qui est le plus dur ici), les soirées dans LE bar des Cayes (dont une soirée concert organisée par l’Alliance Française), et toujours les langoustes sur la plage au clair de lune ou à l’ombre d’un cocotier… Que du bonheur !

La vie au ralenti des Cayes est plutôt agréable, même si parfois un peu plus d’action ne ferait pas de mal.

Bilan au bout de trois mois : ça va !

Et c’est les vacaaaaaances !!!! En route pour les petites Antilles, avec Ste-Lucie, en passant par Fort-de-France. Il y a pire, non ?

 


D’ici peu, la suite de mes aventures au présent.   

 



Publié à 22:46, le 14/11/2010, Les Cayes
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Souvenirs, souvenirs 4 - Joyeuse Noël !

 

Toujours les aléas de la météo… Noël en octobre. Ou comment tout est possible en Haïti.

 

 

Joyeuse Noël !

 

Non, ce n’est pas une faute de français, ni une perte totale de la notion du temps, mais la tempête tropicale (pas si joyeuse que ça d’ailleurs) qui touche en ce moment les Caraïbes. Moi qui était toute contente du retour du beau temps depuis presque 3 semaines, là il faut avouer que pour la pluie, c’est reparti comme en 40 ! Saison cyclonique oblige. Pour l’instant, les dégâts sont assez importants, mais Haïti semble tout de même moins touchée que ne l’a été la République Dominicaine. Et comme les vents ne sont pas violents, ça ne m’empêche pas d’aller au travail en vélo, comme tous les jours (mais ça fatigue, quand même, de pédaler contre le vent !).

 

Mis à part les désagréments liés à ces quelques jours de mauvais temps, ma vie aux Cayes s’est nettement améliorée depuis mon retour de Port-au-Prince. Je connais plus de monde, je sors parfois avec des amis (et oui, enfin !), je me force à ne pas bosser 10 heures par jour, je découvre les environs des Cayes, et c’est super beau, vraiment (avis aux amateurs, l’invitation est toujours de mise…), je me balade en vélo (en attendant la voiture, projet à moyen terme, ce qui me permettrait d’aller jusqu’à la plaaaage). Et puis les langoustes ou le poisson grillé sur la plage, c’est vraiment un délice, et je ne m’en lasse pas.

 

Au passage, en parlant de Noël, pour moi ça va être Sainte-Lucie, et ça va faire du bieeeeeeeeen !!!!!! (Merci les copines aux quatre coins du monde ; les Fidji me tentent bien aussi, mais ça fait tout de suite plus loin). D’ailleurs, je devrai passer une nuit à l’aller et une au retour en Martinique, donc si quelqu’un connaît quelqu’un qui… ce serait super.

 

Bref, vous l’aurez compris, ça va beaucoup mieux et pourvu que ça dure !

 



Publié à 22:41, le 14/11/2010, Les Cayes
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Souvenirs, souvenirs 3 - Bienvenue en Haïti !


Des débuts… arrosés.

 

 

Il pleut, il pleut bergère

8 octobre 2007

 

Bienvenue dans le magazine de l’Alliance Française des Cayes. Nous vous retrouvons cette semaine avec un florilège d’informations sur la vie de l’Alliance Française et de sa directrice… pour vous mettre dans le bain (eh ! eh ! c’est le cas de le dire !!!)

 

§         Rubrique : « Les activités de l’Alliance Française »

 

  • Apprenez le français en nageant !

L’Alliance Française des Cayes vous informe qu’elle propose dorénavant des cours de natation dans l’ancienne salle d’exposition, rebaptisée « piscine » après les fortes pluies de ces deux dernières semaines. Cette formule de cours s’inspire de la pédagogie par l’action : tant que vous ne saurez pas dire correctement « Au secours, je coule ! », le professeur – maître-nageur ne viendra pas vous sauver.

 

  • Programmation spéciale « Invitation au voyage »

Afin de relancer le tourisme en Haïti, tout en s’adaptant au milieu naturel, et de créer des ponts entre les Cayes et des villes touristiques étrangères, l’Alliance Française des Cayes organise des visites de la ville en gondole. Inscrivez-vous vite à la 1ère étape de notre « Invitation au voyage » : Les Cayes, la Venise haïtienne. Les départs se font devant l’Alliance à chaque averse.

 

  • RFI aux Cayes

La (vraie) bonne nouvelle de la semaine : on peut enfin écouter RFI aux Cayes, sur 106.9 FM. Un technicien vient tout juste de l’installer, dans les locaux de l’Alliance. Merci RFI, amie de toujours, fidèle témoin et soutien inestimable des grands moments de solitude. Spéciale dédicace à Solène, en souvenir de Madagascar… A quand TV5 ? ça aurait été bien pour pouvoir suivre la coupe du monde de rugby. Au passage, allez la France !!!

 

  • Réunion des directeurs à Port-au-Prince

La réunion des directeurs d’Alliance ces vendredi et samedi à Port-au-Prince va être la bienvenue. Ce sera peut-être l’occasion de se sécher… si toutefois les avions décollent, pas comme la semaine dernière lorsque les acteurs que nous avons reçus à l’Alliance pour un spectacle ont dû rester aux Cayes – bloqués dans leur hôtel – un jour de plus.

 

§         Rubrique : « La vie de la directrice »

 

  • Maison avec piscine

Suite à la fermeture de sa piscine pour cause de fuite réparée (cf. épisode 2), la directrice de l’Alliance Française des Cayes est heureuse de vous informer de la réouverture de son espace « Jeux aquatiques et sports de glisse » dans l’ancienne chambre d’amis, réaménagée pour l’occasion. Un agrandissement dans l’actuel salon est d’ailleurs en cours.

 

  • Des week-ends bien remplis

Qui a dit qu’on s’ennuyait aux Cayes ? Certainement des gens de mauvaise foi, car il se passe toujours quelque chose de sympathique dans notre chère ville, et on n’est jamais au bout de nos surprises.

 

Résumé du week-end du 30 septembre :

 

L’organisation du 1er spectacle de la rentrée (et donc de la nouvelle directrice) a été particulièrement riche en rebondissements. Rappelons que l’Alliance a reçu des artistes pour une représentation théâtrale du dimanche au lundi, juste les deux jours de repos de l’Alliance, comme par hasard ! Ce n’est pas grave de ne pas avoir de week-end, ce n’est pas comme si on travaillait comme des malades pendant la semaine…

Plusieurs épreuves de plus en plus compliquées attendaient la directrice et le comité de l’Alliance, responsables de l’organisation. Nous retiendrons : trouver deux voitures pour aller chercher 7 personnes à l’aéroport, et (surtout) arriver à l’heure (just in time, mais l’épreuve est validée) ; recoudre la tête d’un mannequin, décapité sur le trajet Port-au-Prince – Les Cayes (facile, en fin de compte) ; trouver du pain pour la pièce, à 18h30 un dimanche soir, juste au moment où le spectacle devait démarrer (z’auriez pas pu y penser avant, non ? Mais le pain est arrivé à temps) ; gérer les réactions des spectateurs choqués par une scène de nu (oui, c’était la 1ère fois en Haïti, mais franchement, ça n’avait rien de choquant ; ce n’est pas les fesses d’une fille qui auraient choqué les Dominicains !!!) ; aller manger et faire la causette après le spectacle avec les acteurs (ah, voilà ce qu’il y a de plaisant dans le métier !) ; informer les artistes le lendemain qu’ils ne pourront pas prendre l’avion avant le surlendemain car c’est le déluge (moins drôle) ; gérer tout à distance, par téléphone, car impossible de sortir de chez soi, c’est le déluge ; apporter à manger aux acteurs à leur hôtel alors que tous les restaurants sont fermés et que la ville est inondée (merci à la présidente de l’Alliance qui a fait elle-même à manger, et c’était trop bon, meilleur que dans les restaurants) ; apporter des médicaments et des vêtements secs au metteur en scène qui est tombé malade (encore merci à la présidente qui est pharmacienne, ça tombe bien), etc. etc.

Les épreuves ayant été réussies, l’immunité est gagnée, et le prochain spectacle ne devrait pas (ne POURRA pas) se passer plus mal !!!

 

Week-end du 7-8 octobre :

 

Alors qu’elle avait épuisé tous les stratagèmes pour tuer le temps sans sortir de chez elle (pour rappel, il pleut tout le temps et elle se déplace en vélo, et de toute façon, il n’y a rien à faire en ville), Mme la Directrice a trouvé avec joie une nouvelle activité : vider sa piscine (en d’autres termes : sauver la maison de l’inondation). Passe la serpillière, Cendrillon, et ton prince viendra. Ah ! non, cette option n’apparaît pas dans les termes du contrat. Dommage. Mais passe la serpillière quand même. Et oui, c’est l’éclate totale aux Cayes !!! Mis à part regarder des DVD, écouter RFI, observer les grenouilles et les insectes dans le salon, et jouer à reporter sans frontières, rien d’autre à signaler pour le week-end. Il y a plus d’action quand il pleut, finalement !

 

Mais avec tout ça, il fait froid (si, si) et l’ennui devient mortel. Vivement le week-end récompense à Port-au-Prince et le jour férié du 17 octobre... quoique, si c’est encore pour passer la journée devant l’ordinateur, autant aller travailler, au moins au bureau il y a le net !

 



Publié à 22:33, le 14/11/2010, Les Cayes
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